mercredi 13 mai 2026

L’intruse, Freida McFadden (City éditions, 05/2026)

 



L’intruse, Freida McFadden (City éditions, 05/2026)

💙💙💙💙💙

Enthousiasmée par la lecture de « La Locataire », j’ai eu envie d’enchainer directement avec « L’intruse », qui vient tout juste de sortir en France. Ici nous retrouvons un point de vue féminin avec eux narratrices sur deux temporalités ; Casey, une institutrice qui vient d’être licenciée pour faute grave, et Ella, une collégienne maltraitée par sa mère.

« Un mouvement, devant chez moi.
La peur que j'avais réussi à juguler tout à l'heure, dans la chambre, me rattrape soudain de plein fouet. Du calme... on est au milieu des bois, après tout. »
Casey, à la suite d’un incident professionnel, a choisi de se réfugier dans un chalet perdu au milieu d’une forêt, depuis plusieurs mois. Mais voilà qu’une tempête approche lors d’une nuit tombante, et que la jeune femme esseulée aperçoit du mouvement dans la remise qui jouxte le logement. Qui peut bien s’amuser à la terroriser dans ces conditions ?

« Sans me quitter des yeux, la gosse se met debout, très lentement. Ce faisant, les pans de son manteau s'entrouvrent, me donnant un aperçu de son habillement. J'étouffe un cri.
Elle est couverte de sang. »
Casey va découvrir « l’intruse » ; une collégienne maigrichonne qui semble autant terrorisée qu’elle, en plus de porter des traces de maltraitance et des vêtements pleins de sang. Qu’a-t-il bien pu arriver à cette gamine famélique ?

« - Quand quelqu'un mérite vraiment d'être puni, déclare-t-il, il arrive qu'on doive faire justice soi- même. » L’auteure noue puis dénoue des fils ténus entre des existences qui n’avaient, à la base, aucune raison de se croiser. On s’attache à eux et on ne peut que frémir en découvrant les secrets qui émaillent leur passé et qui entraînent de beaux rebondissements à l’intrigue.

Au final, un roman dévoré en une journée, mais avec quelques petits détails à la limite de l’incohérence qui m’ont chagrinée… Malgré tout, je n’ai pas vu les pages tourner et j’ai aimé les thématiques abordées par l’auteure, comme la maladie de Diogène ou les troubles oppositionnels avec provocation. On sent dans ce roman qu’elle exerce le métier de neurologue et qu’elle se sert habilement de ses connaissances professionnelles pour les mettre au service de la fiction. Un talent qui me fait apprécier Freida McFadden, au fur et à mesure de ses publications.  

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