mercredi 12 juin 2024

She is beautiful, tome 1, Takahide & Esaka (Kurokawa, 04/2024)

 


She is beautiful, tome 1, Takahide & Esaka (Kurokawa, 04/2024)

Un manga qui ne peut se lire autrement que d'une traite tant il est captivant. Construit comme un thriller, il met en scène une héroïne fragile et touchante, qui a grandi dans un « enclos » et qui se retrouve amnésique suite à un mystérieux accident.

« Notre dixième anniversaire est très spécial.
Ce jour- là, on nous annonce la section dans laquelle nous allons, celle qui détermine notre futur. » Kurumi a grandi entourée de filles dans un centre de recherches scientifiques appelé « L'enclos ». A l'âge de dix ans, chacune des pensionnaires est envoyé dans un domaine censé lui correspondre : les sciences, l'art, la procréation et le labeur. Kurumi est inquiète ; elle aimerait suivre sa meilleure Hikari en section artistique, mais contrairement à celle- ci, elle n'a aucune prédisposition en ce domaine…

« A chaque fois que tu t'endors, tu oublies tout. Ta mémoire se réinitialise. » Kurumi se réveille dans un lieu inconnu, aux côtés d'une ancienne camarade de « L'enclos ». Elles ont 24 ans ; que s'est- il passé ? Un accident lui aurait causé un trouble de la mémoire. Kurumi oublie tout dès qu'elle s'endort. Mais des détails vont un jour venir la troubler au plus haut point…

Au final, un manga vraiment immersif ! Les pages se tournent toutes seules et on s'attache réellement à Kurumi. Je suis réellement troublée par cette histoire et je vais me ruer sur le tome 2, qui sort en août, pour avoir le fin mot de l'histoire !

mardi 11 juin 2024

Les Monstres du château de Bernelet, Sarah West (Autoédition, 08/2023)



 Les Monstres du château de Bernelet, Sarah West (Autoédition, 08/2023)

💓💓💓💓

Je referme ce roman et je me demande pourquoi je ne l’ai pas lu plus tôt, à sa sortie, étant donné que j’avais adoré « Le Monstre du château de Brooks », premier tome de la saga ! J’ai retrouvé avec plaisir l’univers sanglant et dérangeant de ces drôles de rois qui combattent en réservant un sort plus qu’horrible à leurs ennemis. Et Marie, princesse de Brooks ne déroge pas à la règle !

« Je ne dis plus rien, il n'a pas besoin de m'entendre en dire plus. J'ai compris ce que je devais faire. Je devrais être gênée, mais mon père sait aussi que j'adore dominer mon monde. Qu'avoir la confiance du Duc sanglant et le détruire me met dans tous mes états. Ma porte s'ouvre de nouveau et ce n'est plus mon père, mais mon nouvel objectif qui entre. » Marie a bien grandi auprès de son père adoptif, le roi de Brooks. Elle suit parfaitement son modèle ; parfaitement cruelle. La voilà chargée d’une mission. Saura-t-elle la mener, elle, qui prône tant sa liberté de mouvement ?

« - Je n'aurais jamais imaginé qu'une princesse puisse devenir une maîtresse.
- Je n'aurais jamais pensé qu'une femme aussi laide que toi puisse devenir reine, cela montre que tout peut arriver. »
Marie s’incruste aisément dans la vie du roi de Bernelet, même si cela déplaît à sa reine, Cynthia. Des événements inattendus vont pourtant mettre en péril sa mission.

« - Elle est la princesse de Brooks, elle est la fille de Catherine, princesse de Strones, elle est la mère de tes enfants, roi de Bernelet et toi tu es marié avec la fille de Calimy. Je te le rappelle juste au cas où tu l'aurais oublié cher cousin. » Des trahisons vont naître au sein des Sept royaumes, et chacun devra assurer sa place. Marie ne sera pas au bout de ses peines.

Au final, un deuxième tome mené tambour battant. J’ai adoré retrouver cette ambiance à la « Kaamelott » sauce dark romance. Le personnage de Marie est excellent, dans la ligne droite de Damian, son père. Mon seul regret demeure dans l’incompétence de la correctrice de ce texte ; les fautes, trop nombreuses, empêchent le texte d’être fluide. 

samedi 8 juin 2024

Divines rivalités, Rebecca Ross (De Saxus, 05/2024)


 

Divines rivalités, Rebecca Ross (De Saxus, 05/2024)

💙💙💙

Cap sur un univers purement fictionnel, dans lequel deux dieux se font la guerre en utilisant des humains sur les champs de bataille. Au cœur de ce combat, Iris, et Roman, deux jeunes journalistes issus deux univers opposés, qui se sont engagés pour des raisons bien différentes.

« Au total, il existait jadis une centaine de dieux, dont les différents pouvoirs étaient répartis à travers le firmament, la terre et l'eau. Mais au fil du temps, ils s'étaient entretués un par un, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que cinq. Et ces cinq- là avaient été vaincus par les humains, puis offerts comme trophées aux districts de Cambria. » Iris est une jeune chroniqueuse qui espère obtenir un poste durable dans l’un des deux principaux journaux de sa région.

« Elle était presque endormie lorsqu'elle entendit un bruit. Un froissement de papier.
Iris se redressa, sourcils froncés.
Elle regarda la garde- robe. Il y avait une feuille à terre. »
Iris découvre que la machine à écrire que lui a léguée sa grand- mère possède des pouvoirs magiques. Elle en profite pour envoyer des messages à son frère, Foster, parti se battre sur le front. Mais est- ce vraiment lui qui les reçoit ?

« Je pense que chacun de nous porte une armure. Je pense que ceux qui ne le font pas sont des imbéciles qui risquent d'être blessés à tout instant par les bords tranchants du monde. Mais si j'ai appris une chose de ces imbéciles, c'est qu'être vulnérable est une force que redoutent la plupart d'entre nous. » Iris, pour des raisons qui lui appartiennent et que je ne dévoilerai pas, va se retrouver à son tour sur le champ de bataille. Ce petit bout de femme, bien plus forte qu’il ne paraît, va se révéler sur le terrain.

Au final, un univers original, entre fantasy et récit proche de ceux de la Première Guerre mondiale. Les personnages d’Iris et de Roman sont bien construits, et on suit avec attention les événements qui vont mener à leur entente. Mais j’ai trouvé le récit peu captivant. Le côté « magique » est peu présent et il y a visiblement des soucis de traduction qui font qu’on ne peut pas accéder à la touche littéraire de l’auteure.