Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi (Le Livre de Poche, 06/2020)
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Ce roman de Virginie Grimaldi est une ode à la
maternité ; que l’on soit une jeune maman désemparée ou une maman désœuvrée
souffrant du syndrome du nid vide. En effet, l’arrivée d’un nouveau- né est
souvent synonyme d’un grand trouble dans le cœur et la vie d’une femme (d’un
homme aussi, cela va sans dire, mais ici je me positionne en tant que maman –
lectrice d’une autrice !).
« Le temps ne s'écoule plus de la même
manière depuis que je suis mère. » Elise est seule, pour la
première fois depuis une vingtaine d’année. Sa fille Charline vit en couple
depuis un moment à Londres, et Thomas, son fils cadet, vient de quitter
l’appartement bordelais familial pour aller poursuivre ses études à Paris.
Elise a toujours vécu en fonction des activités de ses enfants, mesurant son
temps, et là, alors qu’elle est seule, fini les exigences temporelles : hormis
le travail, elle possède désormais un espace de liberté… qu’elle ne sait pas
comment gérer…
« Devenir mère a donné un sens à ma vie.
Enfin, j'étais utile. Enfin, je comptais pour quelqu’un. C'est égoïste, j'en
conviens. Je ne l'ai pas calculé : la maternité a réparé en moi ce que
l'enfance avait abîmé. » Lili et Elise partage ce
point commun : la maternité leur a donné une raison d’être là, dans la
vie, pleinement. L’amour qu’elles possèdent en elles, qu’elles ont tant voulu
donner depuis des années, a désormais une raison d’être.
« Voilà,
c'est ça. Tu es ma cible, mon talon d'Achille. Désormais, j'aime quelqu'un plus
que quiconque, plus que moi- même. Désormais, je suis vulnérable. » La fille de Lili est née prématurément, à un stade où on doute de sa
capacité à vivre. Je me suis retrouvée dans sa position de mère coupable de n’avoir
pas su garder son enfant durant les neuf mois règlementaires.,
et compagne d’un jeune papa sous l’emprise de parents envahissants.
Au final, j’ai été énormément émue par ce roman, d’autant plus que je me suis retrouvée dans les deux principales protagonistes de l’histoire. La fin du roman m’a bluffée, même si je l’avais un tout petit peu devinée. Et comme toujours avec Virginie Grimaldi, quelques éclats de rire qui font qu’on se sent bien à la fin du livre !




