Les Métamorphoses, Ovide (Edition de l'Education nationale, 04/2026)
🎒🎒🎒
J’ai reçu ce livre fin juin, en même temps que mes
futurs élèves de 6e. Je me devais donc de le lire afin de pouvoir en
discuter avec eux, et d’être en mesure d’étudier les extraits de l’œuvre en
fonction de ceux choisis dans ce recueil, si jamais ils les avaient lus.
« Le mot "métamorphose"
signifie "changement de forme". L'œuvre d'Ovide s'intitule "Les
métamorphoses" parce que le poète y raconte une histoire merveilleuse du
monde, où des humains et des dieux sont transformés en objets, en animaux, en
arbres, etc. » Cette définition en début du recueil atteste
bien du souci des enseignants de faire distinguer la métamorphose de la
transformation aux élèves. Pour ces derniers, le concept est flou, pour les
littéraires, il est précis : la métamorphose ne concerne que le corps,
quand la transformation modifie le corps ET l’esprit !
« Elle se cache dans les forêts, demeure
invisible dans les montagnes. Mais tous ceux qui l'appellent l'entendent ! Elle
n'est plus que le son qui vit en elle. » Le destin d’Echo m’a toujours touchée… Cette nymphe condamnée à ne jamais
s’exprimer mais à toujours répéter ce que n’importe quel quidam lui dit ;
déjà un musèlement de la parole des femmes ? Il y a de quoi se poser des
questions…
"Les chemins de la terre et de la mer me
sont fermés, se dit Dédale. Soit ! Mais le ciel, en tout cas, m'est ouvert.
Nous passerons par-là, mon fils et moi. Le roi Minos a beau tout posséder, il
ne possède pas les airs." Le récit sur la
mésaventure de Dédale et Icare représente une sacrée leçon quant à l’innocence,
voire l’impertinence des jeunes adultes. Mais j’ai regretté que le profil d’Icare
ne soit pas plus approfondi.
Au final, un recueil que j’ai trouvé agréable à feuilleter grâce aux illustrations d’Alice Chemama et aux activités ludiques et « pédagogiques » proposées à la fin de chaque récit. Par contre, j’avoue que la traduction, qui a visiblement voulu garder l’aspect poétique de l’œuvre originale tout en simplifiant le récit, m’a laissée sceptique à plusieurs reprises. Pourquoi ne pas avoir laissé quelques passages en vers, afin de permettre aux futurs collégiens de se confronter a minima à cette forme de l’écrit ?




