Nuna, Mo Malo (éditions de la Martinière, 2026)
🧊🧊🧊
J’avais vraiment beaucoup aimé le précédent roman de
cet auteur, Groenland, le pays qui n’était pas à vendre, alors j’ai
apprécié pouvoir retrouver sa plume dans Nuna. Malheureusement pour moi,
il s’agit du tome 5 d’une saga que je n’ai pas lue, et j’ai eu beaucoup de mal
à entrer dans l’intrigue et à m’attacher aux personnages de l’histoire qui
avaient un certain passif littéraire…
« Nul homme n'est une île.
Alors pourquoi tout, autour de lui, clame le contraire ?
Pour commencer, une évidence cruelle : cette vaste plaque détachée de la
banquise - on appelle ça un "floe" - sur laquelle il gît. Son radeau
blanc dérive au ralenti.
Il est seul. Il est seul. Il est seul. » Le roman s’ouvre sur un homme seul, à la dérive sur un bloc de banquise. On
comprend qu’il a été précédemment enlevé. Cet homme n’est pas n’importe qui :
il s’agit du ministre de l’Intérieur du gouvernement groenlandais. A dix jours
d’un référendum sur l’indépendance du pays, le lien entre les deux événements
est vite fait !
« Les chiffres, les arguments, la
rhétorique, et même un vocabulaire qu'il ne devait pas posséder il y a quelques
semaines encore - moratoire ! quel enfant de treize ans connaissait le sens du
mot moratoire ? - tout sentait le discours bien appris. Le bourrage de crâne
idéologique en règle. » Alors que les
manifestations se multiplient, en parallèle des enlèvements d’hommes
politiques, Qaanaaq Andriensen, le chef de la police du Groënland, se rend
compte que ses enfants, des adolescents, participent aux contestations après
avoir été endoctrinés en son absence. Comment réagir quand la rébellion se fait
au dehors et au-dedans de chez soi ?
Au final, un récit qui m’a un peu perdue, par rapport aux faits géopolitiques omniprésents dans la majorité du récit, mais surtout par méconnaissance de l’histoire de la famille Andriensen, racontée dans les quatre tomes précédents. Ceci dit, j’ai de nouveau apprécié la plume de Mo Malo, qui est vraiment très agréable à lire, intelligente dans être démagogique.




