jeudi 9 mai 2024

Plein ciel, Siècle Vaelban (Bigbang, 02/2024)


 

Plein ciel, Siècle Vaelban (Bigbang, 02/2024)

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Comment passer à côté de « Plein ciel » en ce printemps 2024 ? Ce roman occupe les étalages des librairies comme les comptes Instagram des influenceuses littéraires en vue. Mes copines le lisent, mes élèves le lisent, alors moi aussi j’ai eu envie de découvrir l’univers de l’île de la Nébuleuse et de toquer à la porte de l’opéra « Plein ciel ».

« Des dizaines de rubans lui sautèrent à la gorge, se lovèrent autour de son cou, coulèrent jusqu'à ses bras d'albâtre, dissimulant la chair pâle et la robe grise sous un déluge sauvage et bariolé. Ivoire s'affala dans son crapaud, laissant les rubans se promener à leur guise. Libérer son don lui permettrait d'y voir plus clair. En plus de quoi, ses croquignolets avaient été enfermés toute la journée d'hier. Elle avait beau savoir qu'ils n'en ressentaient nulle affliction, la perspective de les garder en cage lui nouait les entrailles. » Nous suivons ici le personnage d’Ivoire, jeune fille ayant le don de dompter les rubans. Cette habileté lui a permis d’entrer dans un atelier de couture, celui du fantasque Démesure.

« Nous allons mourir de ce poème. Plein- Ciel ne se conteste pas, en aucune façon. » Ivoire, qui avait été écartée de la vie sociale des Masques, du fait de particularités physiques, est ravie de pouvoir intégrer l’opéra « Plein ciel » pour broder les costumes des artistes qui s’y produisent chaque soir sur scène. Mais très vite, elle se rend compte qu’une rébellion face à l’ordre établi est en train de se préparer.

« La peur nous colle aux basques, ma vieille, on ne peut même plus manger des prunes en paix. Le Chant - des- Oiseaux nous traque jusque dans les fourneaux ! » Alors que les actes des rebelles ont commencé à se multiplier, la répression des dirigeants s’avère particulièrement cruelle et injuste. Ivoire saura-t-elle prendre les bonnes décisions quant à l’utilisation de son talent pour sauver ceux qu’elle aime ?

Au final, j’ai bien aimé pour la plume, les métaphores originales et l’univers foisonnant créé par l’auteure. Toutefois, j’avoue avoir eu bien du mal à me situer au milieu des personnages et même au sein – même de l’opéra. J’ai souvent eu l’impression d’être restée à la porte d’entrée et de regarder de loin tout ce petit monde grouiller d’activité à travers la vitre d’une fenêtre. Une lecture et une autrice à découvrir pour leur originalité. 

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