samedi 7 mars 2026

Le sang du bourreau, Danielle Thiéry (J'ai lu, 1996)

 



Le sang du bourreau, Danielle Thiéry (J'ai lu, 1996)

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Danielle Thiéry est la première femme française à avoir obtenu le poste de commissaire divisionnaire (en 1991). Un grade jusque là réservé aux hommes. En parallèle de sa carrière, elle a manié la plume avec talent, avec une cinquantaine de romans policiers pour les petits et les grands publiés à ce jour. Son prochain livre sortira la semaine prochaine, le moment opportun pour sortir celui que j’avais dans ma P.A.L. ; le premier tome des enquêtes de la commissaire Edwige Marion.

« - Rien, on fait rien. Laisse tomber ! Bellechasse, c'est le Jules de Marion, alors silence ! On attend.
- Et s'il en tue une autre ?
- Oh là ! On se calme ! Tu l'as vu avec Nicole Privat, du moins, tu le crois, mais ça ne veut pas dire que c'est lui qui l'a fumée. »
Une femme vient d’être retrouvée cruellement mutilée. La P.J. est sur les dents. L’équipe du commissaire Marion est inquiète : la victime a été vue avec le petit ami de la chef. Que faire ? Comment le lui dire ?

« Les flics de la PJ se croyaient tellement malins... La commissaire Marion encore plus que les autres. Celle- là, il ne l'aimait pas. Trop futée. » La double narration nous permet d’entrer dans l’esprit particulièrement perturbé du tueur en série. Troublant. Percutant.

« - Tu vois, pendant qu'on est là tranquillement tous les deux, il y a dans la ville un détraqué qui est peut- être en train de tuer une troisième bonne femme. Une saloperie de cinglé ou de pervers qui les torture pour les entendre gueuler et sans doute prendre son pied. Il est quelque part par là, pas loin de nous si ça se trouve, en train de faire joujou avec son scalpel... » L’enquête piétine alors que les cadavres s’accumulent. Les hommes de Marion ne savent plus où donner de la tête. La commissaire elle- même va explorer toutes les pistes ; quitte à se mettre en danger.

Au final, un roman policier dynamique qui mène son lecteur par le bout du nez. On sent l’expertise professionnelle de l’auteure, qui s’est inspirée de son quotidien pour dresser un cadre relationnel entre les divers protagonistes de la P.J. vraiment crédible. J’ai beaucoup aimé le fait qu’un proche de l’enquêtrice soit immédiatement soupçonné ; cela a donné une tension particulière à toute l’enquête. La résolution est captivante. J’ai très envie de retrouver Edwige Marion sur une autre enquête. 

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