L’adolescence du perroquet, Amélie Nothomb (Albin Michel, 08/2026)
💔💔
Lire le dernier Nothomb a été une habitude, un
désintéressement, puis un regain d’intérêt depuis quelques années pour moi. Les
derniers crus m’ont plu, mais alors là, et pourtant, j’avais été avertie par
des chroniqueuses que je suis depuis quelques années, quelle déception !
J’ai eu l’impression de lire un amalgame de plusieurs parties de textes disparates,
placés autour du récit centré autour du narrateur et de Jo, son perroquet, un
gris du Gabon, au caractère bien trempé.
« Comment mon père et ma mère avaient-
ils été capables de créer une telle harmonie, à la fois naturelle et civilisée
? Quand je voyais la quasi- totalité de mes collègues en conflit constant avec
leur tendre moitié et leurs rejetons, je me félicitais de ma solitude. » Le narrateur est un quadragénaire qui cultive sa solitude avec
détermination. Les relations avec les femmes s’enchainent sans réel affect. Et puis
voilà le Covid et le confinement.
« Amusé, sans réfléchir, je sonnai au
sixième. Un vieil homme ouvrit et me demanda si je venais pour le perroquet.
- Pour quel autre motif ? répondis-je. » Juste avant le confinement, un voisin a affiché en bas de l’immeuble une
proposition qui va bouleverser la vie de notre narrateur : il donne un
perroquet nouveau- né.
« L'oiseau âgé de quelques jours
possédait déjà l'intuition qui le fondait. Il était là pour élucider les noms. »
Désormais en télétravail, notre journaliste a toute latitude pour
observer son nouvel animal de compagnie. Ce psittacidé, un Gris du Gabon, va
développer des capacités langagières étonnantes !
Au final, un récit assez loufoque en ce qui concerne la personnalité du narrateur et son attachement à l’oiseau, mais certains paragraphes (comme celui qui parle de Gottschalk) qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’histoire semblent avoir été ajoutés pour « meubler » et étoffer le livre. Globalement décevant.




