Je sais pas, Barbara Abel (éditions Pocket, 2016)
💙💙💙💙💙
C’est
l’adaptation de ce thriller en série qui m’a donné envie de le lire. D’autant
plus que Babelio organise une rencontre en visio- conférence avec l’auteure et
les acteurs de ladite série la semaine prochaine. J’avoue avoir hâte de
regarder cette dernière, pour voir comment certains éléments ont été adaptés
pour être filmés.
« Etienne l'appelle "Papillon". Il aime les couleurs vives
qui l'habillent, il rit de cette manière qu'elle a de passer d'un sujet à
l'autre, comme un papillon folâtre de fleur en fleur. Il se plaît aussi à
prétendre qu'il l'a transformée en papillon, elle qui n'était qu'une chenille
tendre et pataude avant de le rencontrer. » Camille, trentenaire, a
entamé une liaison avec un homme qui lui porte une attention manifeste, qui la
magnifie, alors qu’elle s’ennuie dans un quotidien devenu routinier et
frustrant avec un mari, professeur d’université, particulièrement hautain. Leur
relation est d’autant plus émoustillante qu’elle demeure secrète.
« Elle possède un don tout à fait insensé pour ergoter, chicaner,
grogner, protester, pester, râler, et surtout, surtout, ne jamais lâcher
l'affaire. Du haut de ses cinq ans, cette gamine peut être une vraie plaie. »
Mais voilà, Emma, cinq
ans, fille de Camille, disparaît à l’occasion d’une sortie scolaire dans une
ferme pédagogique. Les enseignants décrivent une petite fille difficile à apprivoiser…
Un portrait confirmé par la maman. Mais celle- ci ne peut pas totalement se
confier aux policiers, étant donné le secret qu’elle tient à cacher…
« Qu'importe l'âge de nos enfants, le monde s'écroule autour de nous
lorsqu'il leur arrive quelque chose. » L’institutrice en charge d’Emma a elle aussi
disparu dans la forêt. Son père va se démener pour qu’elle aussi soit
retrouvée, quitte à faire éclater une vérité que d’aucuns préfèreraient ignorer.
Au final, un thriller vraiment épatant tant la tension demeure permanente du début à la fin de l’histoire. On frémit avec Camille, qui vit un terrible dilemme, et on s’agace des réactions des autres personnages. La plume de Barbara Abel est décidemment très addictive ; j’en redemande !




