vendredi 21 août 2026

Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi (Le Livre de Poche, 06/2020)

 


Et que ne durent que les moments doux, Virginie Grimaldi (Le Livre de Poche, 06/2020)

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Ce roman de Virginie Grimaldi est une ode à la maternité ; que l’on soit une jeune maman désemparée ou une maman désœuvrée souffrant du syndrome du nid vide. En effet, l’arrivée d’un nouveau- né est souvent synonyme d’un grand trouble dans le cœur et la vie d’une femme (d’un homme aussi, cela va sans dire, mais ici je me positionne en tant que maman – lectrice d’une autrice !).

« Le temps ne s'écoule plus de la même manière depuis que je suis mère. » Elise est seule, pour la première fois depuis une vingtaine d’année. Sa fille Charline vit en couple depuis un moment à Londres, et Thomas, son fils cadet, vient de quitter l’appartement bordelais familial pour aller poursuivre ses études à Paris. Elise a toujours vécu en fonction des activités de ses enfants, mesurant son temps, et là, alors qu’elle est seule, fini les exigences temporelles : hormis le travail, elle possède désormais un espace de liberté… qu’elle ne sait pas comment gérer…

« Devenir mère a donné un sens à ma vie. Enfin, j'étais utile. Enfin, je comptais pour quelqu’un. C'est égoïste, j'en conviens. Je ne l'ai pas calculé : la maternité a réparé en moi ce que l'enfance avait abîmé. » Lili et Elise partage ce point commun : la maternité leur a donné une raison d’être là, dans la vie, pleinement. L’amour qu’elles possèdent en elles, qu’elles ont tant voulu donner depuis des années, a désormais une raison d’être.

« Voilà, c'est ça. Tu es ma cible, mon talon d'Achille. Désormais, j'aime quelqu'un plus que quiconque, plus que moi- même. Désormais, je suis vulnérable. » La fille de Lili est née prématurément, à un stade où on doute de sa capacité à vivre. Je me suis retrouvée dans sa position de mère coupable de n’avoir pas su garder son enfant durant les neuf mois règlementaires., et compagne d’un jeune papa sous l’emprise de parents envahissants.

Au final, j’ai été énormément émue par ce roman, d’autant plus que je me suis retrouvée dans les deux principales protagonistes de l’histoire. La fin du roman m’a bluffée, même si je l’avais un tout petit peu devinée. Et comme toujours avec Virginie Grimaldi, quelques éclats de rire qui font qu’on se sent bien à la fin du livre !

lundi 17 août 2026

Fille de, Anne Pitteloud (Finitude, 08/2026)

 


Fille de, Anne Pitteloud (Finitude, 08/2026)

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C’est ma libraire qui m’a dirigée vers ce premier roman alors que je compulsais les premières publications de cette rentrée littéraire. La quatrième de couverture m’a immédiatement happée : une jeune femme découvre que les manuscrits de son père, écrivain à succès récemment décédé, sont vides, alors qu’elle- même rêve de voir ses propres romans publiés.

« Lentement, je les ai tirés à moi, je les ai ouverts, j'ai feuilleté leurs pages en faisant le moins de bruit possible, leurs feuilles immaculées comme les murs de la pièce, comme le silence d'un tombeau.
Dans chacun d'eux, le vide encore. »
Chloé Monnay pénètre pour la première fois dans le sacro- saint bureau où son père passait ses journées à écrire. Alors que ce dernier vient de décéder, son éditeur est sur les dents : il attend avec impatience les manuscrits que son auteur à succès lui a promis depuis des années. Mais voilà, Chloé ne trouve rien.

« J'ai repensé aux volumes alignés là- haut, inédits, prêts pour la postérité. Et si je les jetais directement dans l'étang, ces feuilles qui avaient pourri mon enfance ? » La jeune femme est dépitée. Son père a toujours été « absent » à cause du besoin d’isolement qu’imposait son écriture. Et elle lui en veut pour cette enfance solitaire.

« Je pensais aussi à d'autres manuscrits. Les miens. Deux romans que je n'osais faire lire à personne, dont je n'avais rien dit, pas même à Julien ou à mes parents. Je n'étais pas prête. Je ne les trouvais pas pires que bien des textes publiés et encensés par les médias, mais si on me disait que c'était mauvais, s'ils étaient refusés par les éditeurs, je ne saurais plus quoi faire de moi et de ma vie. » Et puis Chloé va proposer ses propres écrits, restés secrets, pour faire plaisir à sa mère, pour contenter l’éditeur et pour contrer les journalistes malveillants.

Un roman qui m’a happée du début à la fin. L’auteure, à coups de chapitres courts se terminant sur une chute haletante m’a poussée à ne pas quitter son histoire. Je me suis véritablement identifiée au personnage de Chloé, avec ses rêves, sa rancœur, son envie de vivre pour elle- même. J’ai eu du mal à quitter ce roman qui pose tant de questions sur le poids de l’imposture au sein de la famille et de la société avec brio. Une réussite.

dimanche 16 août 2026

L’Appel de la forêt, Jack London (Jungle, 2014)

 




L’Appel de la forêt, Jack London (Jungle, 2014)

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Après avoir lu l’adaptation en bande dessinée de Croc- Blanc, j’ai eu envie de lire celle de L’Appel de la forêt, que j’ai souvent fait lire et étudier à mes élèves de 6ème. L’intrigue de ce deuxième récit est totalement inversée par rapport à celle du premier étant donné que là, nous partons d’un chien domestique, appelé Buck, qui va retourner à la vie sauvage.

« Les jours passèrent. Buck perdit la mémoire de la douceur des jours écoulés et se résolut à souffrir l'inévitable. » Buck est un bon gros chien de famille tranquille, peinard, qui va malheureusement subir un enlèvement orchestré par un domestique. Nous sommes en pleine période de ruée vers l’or, et les chiens costauds sont recherchés pour la force qu’ils sont capables de déployer en tirant les traineaux chargés des colons. Pour lui, il en sera terminé des repas copieux et des caresses au coin du feu. A la place, il devra tirer des traineaux dans le froid, la violence et la faim… jusqu’à ce qu’un certain John lui sauve la mise.

Une bande dessinée fidèle au texte du roman, même si certains passages ont été occultés pour répondre au format de la bande dessinée. J’ai beaucoup aimé voir les animaux prendre parole dans les bulles qui leur sont dédiées !

Croc – Blanc, Jack London (Glénat, 08/2029)

 


Croc – Blanc, Jack London (Glénat, 08/2029)

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J’avais lu cette histoire sous la forme d’un roman lorsque j’étais adolescente et j’en gardais un souvenir douloureux. Je n’avais pas supporté de lire les scènes de maltraitance animale, j’avais énormément pleuré et gardé un souvenir vraiment éprouvant de certaines scènes. Pour ces raisons, je n’ai jamais proposé cette lecture à mes élèves de 6ème, préférant l’histoire de L’Appel de la forêt, même s’il y a aussi quelques scènes dures à lire lorsqu’on aime les animaux, mais elles sont plus courtes et moins détaillées.

Croc – Blanc est donc un chien- loup né à l’état sauvage, qui va se retrouver rapidement livré à lui- même et se confronter d’abord aux autres espèces animales, puis à la plus cruelle de toutes, celle des Humains.

« Croc - Blanc a appris la plus importante des lois... quand tu te soumets à l'homme, tu renonces pour toujours à ta liberté. » Croc- Blanc va d’abord apprendre à vivre avec les populations indiennes, puis devenir chien de traineau et de combat pour les chercheurs d’or du Klondike, avant d’être recueilli, soigné et enfin traité avec toute l’affection qu’il mérite par Weedon Scott, un homme bon et généreux.

Une lecture émouvante, car les scènes de violence me font toujours mal au cœur, mais le format de la bande dessinée a cet avantage de ne pas s’appesantir sur celles- ci et d’arriver plus rapidement vers la fin heureuse de cette histoire. 

samedi 15 août 2026

Astérix, tome 39 : Astérix et le Griffon, Goscinny & Uderzo (Albert René, 10/2021)


 

Astérix, tome 39 : Astérix et le Griffon, Goscinny & Uderzo (Albert René, 10/2021)

😂😂😂😂😂

J’ai beaucoup aimé cet album de la saga « Astérix et Obélix » relativement récent ! Il y a un véritable lien entre nos Gaulois des débuts et la société d’aujourd’hui, avec notamment des références hilarantes quant aux nouvelles technologies dans les prénoms : Kalachnikovna, Aplusdanlbus, Terrinconus, etc.

J’ai également apprécié de voir nos Gaulois confronter leurs valeurs patriarcales avec une tribu d’Amazones qui compose comme elle peut avec leurs maris au foyer !

Une très bonne lecture ponctuée de nombreux éclats de rire !