Des murs et des morts, Frank Pietra (Auto- édition, 2025)
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J’ai rencontré Frank Petra à l’occasion du salon du livre de Castres, en septembre dernier. J’ai immédiatement été attirée par l’intrigue de ce cours roman (ou longue nouvelle ?), car elle est proche de celle que j’ai moi- même utilisée dans mon premier texte écrit ; l’intervention du surnaturel dans une réalité située en pleine ville de Castres.
« J'avais toujours cru que les fantômes n'habitaient que les romans. Qu'ils étaient faits pour nourrir les nuits des enfants, les contes de vieilles tantes, ou les rumeurs de villages à demi oubliés. » L’auteur m’avait prévenue ; il racontait ici des événements lui étant vraiment arrivé ! J’ai été néanmoins déstabilisée par les phénomènes relatés dans ce récit : Francus, le spectre mélancolique ardéchois, Jeanne, la vieille dame qui hante la maison castraise, et Ghuilhabert, évêque cathare apparaissant lui aussi dans cette maison ; probablement enterré en douce dans ses fondations (ou aux alentours). Comment partager son quotidien avec des esprits qui se promènent chez soi ?
« Guilhabert de Castres, ce nom que je croyais d'abord symbolique, est devenu une obsession. J'ai lu, fouillé, croisé les sources. Le prédicateur cathare, parfait parmi les parfaits, évêque des dissidents, frère des hérétiques - un homme d'esprit et de feu. » Si j’avais déjà entendu ce nom, je n’avais aucune connaissance concernant ce personnage historique ayant vécu au début du XIIIème siècle. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les Cathares et leurs croisades…
« Je n'ai pas offert un bouquet. J'ai prononcé un sort sans le savoir. » Il aura fallu un bouquet de muguet pour que les trois histoires s’articulent avec celle de l’auteur- même. Une fleur symbolique, à la fois porte- bonheur et véritable poison. Une double signification pour un monde entre deux dimensions…
Au final, j’ai bien aimé ce court roman, la plume sensible de l’auteur et l’ambiance lugubre instaurée grâce aux illustrations réalisées par l’auteur. J’ai toutefois regretté que les scènes durant lesquelles les entités se manifestent ne soient pas plus descriptives. Un récit qui aura attiré mon attention par sa proximité avec mon propre lieu de vie.

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