La gosse, Nadia Daam (Le Livre de Poche, 05/2025)
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J’ai découvert Nadia Daam cette année avec son roman « Des filles comme il faut ». Comme j’avais beaucoup aimé la prose de cette journaliste, j’ai eu envie de la lire encore et je me suis donc lancée dans « Ma gosse », un récit autobiographique dans lequel elle raconte son lien avec sa fille, les joies et désillusions de la maternité ; surtout au moment de l’adolescence !
« Et puis, ça m'a sauté aux yeux.
De toutes les familles que je zieutais de partout, aucune ne ressemblait à
celle à laquelle j'appartenais quand j'étais petite. Aucune ne ressemble non
plus à celle que je forme avec la gosse. » L’auteure observe sans cesse son environnement, l’analyse, cherche à le
comprendre sous toutes ses formes. Comment vivent les autres ? Entre son
enfance au sein d’une famille immigrée et nombreuse et sa vie de maman ayant un
poste que l’on peut estimer privilégié, un écart se creuse ; de quoi se
remplit- il ?
« C'est seulement maintenant que je me
demande quels peuvent être les motifs de ces garçons et de ces hommes qui
s'émeuvent d'une juvénilité érotisée. La réclament même. » Alors que la « gosse » devient adolescente, Nadia Daam se
souvient de certains hommes, croisés quelques années plus tôt dans des soirées,
qui avouaient leur attirance envers les « Lolita ». Si, à l’époque,
cela ne l’avait pas contrariée, maintenant que sa fille est devenue la cible
potentielle de ces prédateurs, cet état de fait l’inquiète terriblement.
Comment protéger nos filles ? Pourquoi ne pas éduquer mieux nos garçons ?
Vaste sujet…
Au final, un récit lu avec intérêt. Même si je ne suis pas d’accord à 100% avec les idées de l’auteure, j’aime son regard ciselé sur la société d’aujourd’hui et sur le rôle donné aux femmes, son sarcasme envers ses propres travers, et la sincérité de ses mots qui font qu’on ne peut que se retrouver dans les situations évoquées, en tant que fille, mère ou femme en général.
