Le Bête du Gevaudan, Bernard Soulier (Edicréer, 05/2026)
💙💙💙💙
La Bête du Gevaudan, tout le monde en a entendu
parler et pourtant, encore aujourd’hui, le mystère quant à la véritable nature
de cet animal monstrueux n’a toujours pas été élucidé. Pourtant, avec une
centaine de morts, elle a su marquer les esprits à travers les époques, puisqu’il
nous faut remonter à l’année 1765 pour revivre les attaques que même les
meilleurs envoyés du roi, Louis XV, n’ont pas réussi à endiguer.
« Le roi a décidé que je serai élevé et
éduqué aux frais du royaume. Je suis alors parti dans une école de Montpellier
où j'ai pu apprendre à lire, à écrire, à compter et grâce à mon exploit face à
la bête, moi qui étais destiné à être un simple petit paysan du Gévaudan, je
pourrai peut- être, plus tard, réaliser mon rêve qui est de devenir officier
dans l'armée de mon pays. » Jacques Portefaix, douze
ans, a réussi à mettre la Bête en fuite alors qu’elle s’était attaquée à son
petit groupe d’amis. Son exploit lui permettra d’être en mesure de mettre son
histoire en mots.
« Cet animal est de la taille d'un
taureau d'un an. Il a les pattes aussi fortes que celles d'un ours, avec six
griffes à chacune de la longueur d'un doigt, la gueule extraordinairement
large, le poitrail aussi fort que celui d'un cheval, le corps aussi long qu'un
léopard, la queue grosse comme le bras, le poil de la tête noirâtre, les yeux
de la grandeur de ceux d'un veau et étincelants, les oreilles courtes comme
celles d'un loup et droites, le poil du ventre blanchâtre, celui du corps rouge
avec une raie noire tout au long du dos ! » Comment décrire quelque chose qui n’existe pas ? En utilisant des
comparaisons, lesquelles seront toujours hyperboliques quand on veut effrayer
son auditoire !
« D'Enneval, c'est le nom de ce chasseur
réputé, est arrivé ainsi en Gévaudan le 20 février 1765. Son premier travail a
été de faire partir les soldats afin de pouvoir chasser seul et surtout de ne
pas avoir à partager la récompense promise à qui tuerait la bête. » Le roi va tenter différents stratagèmes pour capturer la Bête, mais
aucune ne portera ses fruits… De quoi entretenir le mystère pour encore de
longs siècles…
Au final, un petit livre factuel sur les faits connus autour de cette Bête du Gevaudan qui fascine aussi bien les grands que les petits depuis tellement d’années. Le texte est fluide et accessible aux enfants dès dix ans, et je vais le proposer à mes élèves collégiens. Nul doute que certains seront intéressés par cette histoire bien rédigée.

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