mardi 30 juin 2026

Le mangeur d'âmes, Alexis Laipsker (Pocket, 02/2022)

 


Le mangeur d'âmes, Alexis Laipsker (Pocket, 02/2022)

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Je referme ce livre, complètement bouleversée, au bord du malaise et les larmes aux yeux. Alexis Laipsker sait très bien me faire sortir de ma zone de confort et me retourner le cœur et le cerveau… Sur la couverture, un avertissement : « Dans l’horreur, la réalité peut dépasser la légende » ; c’est terriblement vrai, et d’autant plus effrayant…

« Le petit Leandro avait bien entendu le bruit d'un véhicule, mais il n'y avait pas prêté attention. Dans son monde, les monstres revêtaient de longues capes noires, avaient des rictus inquiétants, un rire diabolique. Et puis, les héros intervenaient toujours à temps. Dans la vraie vie, les monstres surgissent sans prévenir. » Des disparitions d’enfant mystérieuses se sont succédé dans un petit village de montagne. En cet hiver particulièrement neigeux, le commandant Elisabeth Guardiano, de la PJ, est appelée sur les lieux à la suite d’un double meurtre particulièrement atroce. Sur place, elle rencontre Franck De Rolan, gendarme enquêtant, lui, sur la disparition des enfants. Très vite, ils se rendent compte que leurs deux enquêtes se rejoignent.  

« - C'est étrange, ce diable, il a la gueule grande ouverte...
- Oui, comme s'il criait.
- Ou comme s'il voulait dévorer quelqu'un.
-Dévorer ?
- En sortant de sa cachette, le gamin ne cessait de répéter les mêmes mots : "Le Mangeur d'âmes, le Mangeur d'âmes..." »
Dans le village, d’autres meurtres vont être perpétrés, et même des oiseaux vont tomber du ciel, morts sur le coup. Pour les habitants, aucun doute, il s’agit de l’œuvre du Diable, d’autant plus que des statuettes démoniaques sont découvertes sur les lieux du drame.

« Pourtant, avant que les camps de concentration aient été découverts, c'était comme si personne ne savait rien. Ça n'a étonné personne qu'autant d'êtres humains disparaissent et ne reviennent jamais. » Comme souvent, dans les villages enclavés en montagne, le silence est roi. Des enfants disparaissent, des assassinats se multiplient, mais personne n’a rien vu, ni entendu.

Au final un roman captivant servi par des chapitres courts ponctués de rebondissements inattendus. On flirte par moment avec le surnaturel, les croyances et les légendes locales avec plaisir. Mais cette fin !!! Pfff, je ne m’en remets pas…. Il va me falloir du temps pour la digérer… Alexis Laipsker est un joueur de poker doué, et il m’a laissée au tapis !

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