Tant mieux, Amélie Nothomb (Albin Michel, 08/2025)
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Le
Nothomb, cru 2025 vient de sortir. Et si je l’ai boudée dans les années 2010,
j’ai renoué avec elle depuis quelques petites années pour le meilleur… et pour
le pire. Mais heureusement, cette année, ça a été pour le meilleur !
Amélie Nothomb nous a livré ici un récit prenant, émouvant et de grande
qualité stylistique !
« Il se produisit un glissement dans son esprit, l'univers perdit
son assise sous elle et elle fut foudroyée par une découverte miraculeuse qui
tenait en deux mots : tant mieux. » Adrienne est une enfant de quatre ans qui, si
jeune, va devoir passer un été avec sa grand-mère maternelle à Gand. Une aïeule
acariâtre, incapable d’aimer ses semblables, au point de les confronter à des
situations ignobles, alors qu’elle voue une vénération sans borne à l’espèce
féline. Comment trouver sa place dans un tel disfonctionnement émotionnel ?
« Elle n'avait jamais reçu ce dont un enfant a le plus besoin : de
la considération. C'est encore plus important que l'amour. Être regardé pour ce
que l'on est, c'est cela, être considéré. » Astrid, cette mère remarquable
par sa beauté va faire de l’ombre à ses propres filles. Jacqueline et Adrienne se
soutiennent en tant que sœurs, mais le manque d’amour, de considération fait
naître des questionnements sur l’origine de ce rejet maternel. Faut- il être
belle, intelligente, éduquée ? Le flou parental empêche les filles de
devenir « femmes ».
« - Ma chérie, tu peux mentir, mais je t'interdis de devenir
cinglée. » Le récit se resserre sur des dialogues intra- familiaux, puis sur les
confessions de l’auteure, qui passe du « elle » narratif au « je »
quand vient l’heure des confessions. Un moment prenant, très émouvant de vérité
quant à l’amour d’Amélie pour ses parents.
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