samedi 3 janvier 2026

8,2 secondes, Maxime Chattam (Albin Michel, 11/2025)

 


8,2 secondes, Maxime Chattam (Albin Michel, 11/2025)

💙💙💙

Maxime Chattam a choisi de rédiger son dernier roman à base d’une théorie scientifique non avérée : un délai pour le moins paradoxal : « 8,2 secondes pour tomber amoureux, 8,2 secondes pour mourir. » Pour illustrer ce point de départ, deux histoires de femme vont se dérouler en parallèle : May, jeune enquêtrice solitaire, et Constance, quadragénaire en deuil.

« Constance venait ici pour effectuer un choix complexe qu'elle résumait en deux verbes. L'un était déclinable à l'infini ; l'autre, irrémédiable.
Vivre ou mourir. »
Constance vient se réfugier dans le chalet familial, au bord d’un lac. Elle ne sait plus que faire de sa vie depuis que son mari et leur fils sont décédés dans un accident. Revenir aux sources, là où son arrière- grand- père a bâti ce qui deviendra pour leur famille une maison de vacances, voilà qui devrait lui permettre d’y voir clair après une difficile période de deuil.

« May sut alors ce qu'elle était en train de détailler.
Sans l'ombre d'un doute, c'était l'œuvre du Mal, signée par le monstre en personne.
Le Grand Méchant Loup venait de frapper à sa porte.
 » May, de son côté, souffre du mépris de son nouvel équipier, surnommé Rouquemoute. Son statut de célibataire en fait la proie idéale pour tous les séducteurs patentés qu’elle rencontre dans le cadre de son métier. Mais elle reste prudente… jusqu’au coup de foudre inattendu. En parallèle de sa vie sentimentale, on la suit sur une affaire qui défraie les chroniques : un tueur en série, surnommé « Le Grand Méchant Loup » du fait de ses méthodes cruelles, sévit à New- Tork.

Au final, j’ai trouvé l’histoire proposée intéressante, notamment lorsque les deux récits se rejoignent. Pourtant j’ai eu du mal à adhérer à ce qui arrive au personnage de Constance, entre réalité et fantasmagorie saupoudrée de références à l’Ancien Testament. Le parcours de May m’a davantage captivée. Une lecture sympa, mais pas plus (pour moi).