8,2 secondes, Maxime Chattam (Albin Michel, 11/2025)
💙💙💙
Maxime
Chattam a choisi de rédiger son dernier roman à base d’une théorie scientifique
non avérée : un délai pour le moins paradoxal : « 8,2
secondes pour tomber amoureux, 8,2 secondes pour mourir. » Pour
illustrer ce point de départ, deux histoires de femme vont se dérouler en
parallèle : May, jeune enquêtrice solitaire, et Constance, quadragénaire
en deuil.
« Constance venait ici pour effectuer un choix complexe qu'elle
résumait en deux verbes. L'un était déclinable à l'infini ; l'autre,
irrémédiable.
Vivre ou mourir. » Constance vient se réfugier dans le chalet familial, au bord d’un lac.
Elle ne sait plus que faire de sa vie depuis que son mari et leur fils sont décédés
dans un accident. Revenir aux sources, là où son arrière- grand- père a bâti ce
qui deviendra pour leur famille une maison de vacances, voilà qui devrait lui
permettre d’y voir clair après une difficile période de deuil.
« May sut alors ce qu'elle était en train de détailler.
Sans l'ombre d'un doute, c'était l'œuvre du Mal, signée par le monstre en
personne.
Le Grand Méchant Loup venait de frapper à sa porte. » May, de son
côté, souffre du mépris de son nouvel équipier, surnommé Rouquemoute. Son
statut de célibataire en fait la proie idéale pour tous les séducteurs patentés
qu’elle rencontre dans le cadre de son métier. Mais elle reste prudente… jusqu’au
coup de foudre inattendu. En parallèle de sa vie sentimentale, on la suit sur une
affaire qui défraie les chroniques : un tueur en série, surnommé « Le
Grand Méchant Loup » du fait de ses méthodes cruelles, sévit à New- Tork.
Au final, j’ai trouvé l’histoire proposée intéressante, notamment lorsque les deux récits se rejoignent. Pourtant j’ai eu du mal à adhérer à ce qui arrive au personnage de Constance, entre réalité et fantasmagorie saupoudrée de références à l’Ancien Testament. Le parcours de May m’a davantage captivée. Une lecture sympa, mais pas plus (pour moi).
