mercredi 22 avril 2026

Violette, Régine Trigo (Hugo Stern, 01/2025)

 


Violette, Régine Trigo (Hugo Stern, 01/2025)

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Vous cherchez un roman « doudou », (ou « bonbon », comme j’ai pu l’entendre récemment) ? Arrêtez- vous sur « Violette » de Régine Trigo. Un livre encore confidentiel, que j’ai moi- même découvert lors d’une soirée littéraire chez ma bouquiniste préférée. L’une des participantes en avait parlé avec chaleur et j’ai été ravie de le retrouver quelques temps plus tard dans les rayonnages de la boutique.

« Je suis sale, je ne donne ni envie ni de près ni de loin, il suffirait d'un peu d'imagination pour me transformer en un petit nid douillet. Je l'ai été, en 1659, alors l'histoire, je la connais, même si j'ai la mémoire qui flanche. Je me souviens très bien de ma construction. » Le roman s’ouvre avec le point de vue de Violette, nom donné à une <maison jadis emplie d’amour, d’épisodes historiques et familiaux, heureux ou malheureux, désormais abandonnée en plein milieu de la campagne, quelque part dans le sud- ouest.

« Je me sens sale, j'ai froid. Sous la douche, je chiale comme un gamin. On ne m'a pas appris ça, la douleur. Jamais connu cette souffrance. Je me tape la tête sur le carrelage : c'est un mauvais film. Quel est l'abruti qui a écrit le scénario ? » Paul Pradal est un jeune scénariste prometteur qui a réussi à intégrer la jet- set du milieu du cinéma français. Mais voilà qu’un drame passionnel va le mettre plus bas que terre. Revenu chez ses parents, il va sombrer dans une dépression profonde. Comment se sortir de cet état ?  

« Nous ne nous sommes pas parlé, mais nous nous sommes compris.
Il est là pour moi et je suis là pour lui. »
La famille de Paul va lui proposer d’aller investir la demeure familiale désertée depuis des années ; la Violette. Deux âmes cabossées, l’une sensible et l’autre personnifiée, mais deux esprits sensibles qui vont s’épauler pour se reconstruire mutuellement.

Au final, une histoire qui m’a énormément touchée. Je suis persuadée que les lieux ont une âme et ce roman l’atteste avec talent. Les mots de Régine Trigo sont justes et les émotions qu’ils transmettent sauront toucher tous les lecteurs qui s’aventureront sur ce récit de double renaissance. Un seul regret : que ce livre soit si court !


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