Les aérostats, Amélie Nothomb (Albin Michel, 08/2020)
💙💙💙
Je
continue ma lecture des romans d’Amélie Nothomb que j’ai loupés à leur sortie ;
il ne m’en reste plus que deux avant sa sortie du mois d’août ! Direction
Bruxelles pour cet opus, dans lequel nous cheminons aux côtés d’Ange, étudiante
en philologie (l’histoire d’une langue par le biais de textes).
« Couchée sur le lit, j'imaginais que j'étais un tramway, moins pour
me nommer désir que pour ignorer ma destination. J'aimais ne pas savoir où
j'allais. » Ange est une jeune femme solitaire, vivant en colocation avec une Belge guère
arrangeante, et qui souffre d’être mise à l’écart par ses camarades de classe.
Comme la plupart des personnages que l’on croise chez Amélie Nothomb, elle possède
des capacités intellectuelles hors normes qui la rendent asociale.
« Ces derniers temps, dans les médias, on signalait une épidémie de
dyslexie. Il me sembla en détenir l'explication. Nous vivions une époque
ridicule où imposer à un jeune de lire un roman tout entier était vu comme
contraire aux droits de l'homme. » Alors qu’elle cherche un moyen de gagner de l’argent,
Ange est embauchée pour donner des cours de français à Pie, un adolescent de
seize ans. Le père est persuadé que son fils souffre de dyslexie… Mais le mal-
être du garçon est bien plus profond.
« Ma mère n'est pas méchante, mais que pourrais- je dire à une femme
à ce point stupide ? J'avais huit ans quand j'ai compris qu'elle était une
imbécile. J'en avais douze quand j'ai su que mon père était un sale type. »
Les liens familiaux,
thème récurrent de l’auteure, vont vite se retrouver au centre de l’intrigue.
Les sentiments exprimés par les relations entre les membres de la famille Roussaire
sont particulièrement exacerbés. Pie n’est pas épargné.
Au final, un livre lu en une après- midi. J’aime toujours la fluidité de la plume d’Amélie Nothomb, son style souvent enlevé et son envie de partager son amour des grands textes littéraires, tels ceux d’Homère, de Radiguet ou encore Kafka. Mais il faut reconnaître que les éléments narratifs sont souvent vite expédiés et les dialogues semblent parfois sonner creux. Un peu plus de langueur et de chair aurait donné plus de consistance à l’histoire.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.