dimanche 26 juillet 2020

Juste après la vague, Sandrine Collette

Juste après la vague, Sandrine Collette (Denoël, 2018)

★★★☆☆

Sandrine Collette sait prendre son lecteur à la gorge dès le début de ses histoires. Les premières pages de ses romans vous plongent directement dans une ambiance oppressante : ici, le dérèglement climatique a entraîné une montée des eaux irrémédiable. La Terre s’efface chaque jour un peu plus, laissant peu de place aux êtres terrestres.

A Levet, une famille de onze personnes est la seule survivante après qu’une vague titanesque a été soulevée suite à l’effondrement de l’un des pans du volcan situé à proximité. Leur maison a été sauvegardée parce qu’elle se situait en hauteur. Mais l’eau continue à monter, inexorablement. A l’est, les terres sont plus hautes et pour les parents, il devient évident qu’il va falloir tout quitter pour s’y rendre afin de pouvoir survivre.

Mais voilà : sur la barque de Pata, le père, il n’y a pas de place pour tout le monde. Il va falloir effectuer un choix parmi les enfants : qui emmener ? Qui laisser ?  
Comment va réagir la mère, Maddie face à cette situation : une mère peut- elle choisir l’enfant qu’elle va sauver ? Celui qu’elle va abandonner ?

La course à la survie va commencer ; pour ceux qui sont partis, comme pour ceux qui sont restés. « Et ce n'est rien de dire qu'il manque un ou deux battements de cœur en les entendant rugir de la sorte, car il s'est habitué au malheur, il sait que les mauvaises nouvelles profitent souvent de l'absence pour se faire jour. »
Le malheur, il est omniprésent et l’auteure est douée pour faire ressentir le panel de sentiments qui lui appartiennent, mais j’ai regretté des longueurs dans certaines scènes, des lourdeurs qui ont parfois écarté mon esprit de la lecture. Pourtant, j’ai été prise aux tripes dès le début par le choix cornélien imposé aux parents…

Bref, un thriller psychologique oppressant à lire en prenant son temps…

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