mardi 7 juillet 2020

Les couloirs démoniaques, Jean - Marc Dhainaut

Les couloirs démoniaques, Jean - Marc Dhainaut (Taurnada, 07/2020)

★★★★★

Nous sommes en 2002. Alan Lambin et Mina Arletti, enfin en couple après s’être tourné autour durant les trois précédentes enquêtes, reçoivent Paul Belvague, leur ami de longue date. Celui- ci, professeur de physique, regrette de ne pas avoir pu mener une expérimentation à son terme lors de l’enquête conduite en 1987 dans un hôpital désaffecté situé dans le Nord et construit au- dessus d’une galerie minière qui avait connu une grave tragédie (voir « Les galeries hurlantes »). Alan en était ressorti traumatisé par cette expérience. Lui qui se définit comme une personne menant des « recherches voulant démontrer l'existence de fantômes où il y en avait vraiment, mais aussi prouver leur absence là où beaucoup affirmaient le contraire », s’était retrouvé confronté à des forces obscures d’une violence jusque-là inconcevable pour lui.

En ce jour du 2 février 2002, Paul insiste auprès d’Alan pour aller mener une dernière investigation, au « Foyer des Galibots », construit à son tour sur les ruines de l’hôpital désaffecté du Nord. Cette maison de retraite en effet a dû fermer après avoir été le siège de plusieurs suicides hautement improbables chez les pensionnaires, pour la plupart, invalides. Le personnel soignant a témoigné par ailleurs, avant qu’on lui enjoigne de se taire, avoir été témoins de phénomènes étranges, et surtout, terrifiants : cris d’enfants, portes qui claquent, griffures par des mains invisibles…

Mais Alan, à soixante ans, aspire à une retraite bien méritée. Et ce à quoi il a assisté en 1987, dans les galeries sous-terraines de l’hôpital désaffecté ne lui donne pas envie d’y retourner. Mais c’est sans compter l’insistance de Paul et de sa chère Mina… Alan, évidemment, va se laisser convaincre d’y retourner une dernière fois.

Sur place, il tente, grâce à la plume sarcastique de son créateur, Jean-Marc Dhainaut, de dédramatiser la situation :  « - On ne risque pas de tomber sur des drogués?
- Si, répondit Alan, et peut-être même sur des fantômes, figure- toi.
- C'est pas drôle.
- Mais vous savez à quoi on ressemble, là, tous les trois ? Ajoutez un chien et une cinquième personne et on serait prêts pour une aventure du "Club des cinq". »

Mais très vite, l’humour fait place à une tension qui monte crescendo. Les phénomènes surnaturels s’enchaînent à un point tel que la réalité et un certain monde parallèle se mélangent. Même ce charlatan d’Erwan Diwen, venu sur place lui aussi, accompagné de son fils et de la petite- amie de celui- ci, Meghan, mais dans le but de réaliser un reportage truqué pour la télévision, va se retrouver piégé à son propre jeu.

Les découvertes que feront nos trois amis vont s’avérer dramatiques, et Alan va bien avoir besoin d’un coup de pouce pour pouvoir venir à bout de ce qui sera sa dernière enquête. Pour le coup, sa retraite sera bien méritée !

Je referme ce roman avec une pointe de nostalgie, m’étant attachée à Alan et sa compagne Mina. La plume de Jean- Marc Dhainaut m’a encore une fois fait frémir ! Et j’espère que la relève proposée par l’auteur sera à la hauteur !!!

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