dimanche 15 septembre 2019

Mangoustan, Rocco Giudice


Mangoustan, Rocco Giudice

★★★★☆

Ce roman m’a tout d’abord attiré par sa couverture : cette femme de profil et de dos, assise de biais et vêtue d’une robe ceinturée, à la chevelure blonde délicatement crantée me faisait penser aux mannequins des années 60. Des femmes magnifiques aux courbes « normales » et au visage rayonnant, respirant le bonheur et la bonne santé.

Puis lors de l’une de mes nombreuses visites chez ma libraire, celle-ci m’a conseillé de lire les sorties de la rentrée littéraire de chez « Allary Editions ». L’occasion était trop belle pour ressortir du magasin avec le roman entre les mains !



Me voilà donc lancée dans cette histoire où trois femmes aimant le pouvoir chacune à sa manière se retrouvent à un point marquant de leur vie.

Mélania, l’épouse du très controversé président Trump s’agace de l’ultra médiatisation qui entoure son couple. En repoussant la main de son époux dans une vidéo diffusée dans le monde entier, elle va marquer pour la première fois son envie de « faire le buzz », de faire parler d’elle en son nom propre et non plus en tant que « Première Dame des Etats-Unis ».

Irina, elle, est d’origine ukrainienne. Ambitieuse depuis sa plus tendre enfance, elle a su mettre à profit sa beauté slave pour se sortir de la condition misérable dans laquelle vit (survit ?) sa famille. Elle a réussi à gravir les échelons lui permettant de rencontrer des hommes suffisamment fortunés pour l’aider à accomplir ses projets de réussite sociale, en « couchant utile » et de manière efficace : « Si elle constata avec regret que son jardinier de nuit n'avait guère la main verte, elle, en revanche, se révéla si bonne à la manœuvre qu'elle reçut bientôt tous les gages d'amour concevables parmi lesquels, inespéré, un aller simple pour la Suisse. » Elle met donc la main sur Edouard, un Genévois né dans une très bonne famille. Mais voilà qu’Irina veut plus que ce qu’Edouard consente à lui offrir…

Enfin, nous avons Laure, larguée par son mari qui a décidé de refaire sa vie avec la femme de ménage alors que les enfants viennent de quitter la maison. La voilà qui se retrouve seule et sans revenus, son époux lui ayant jadis demandé de rester à la maison pour s’occuper de leurs rejetons et du quotidien familial. Habituée à un certain train de vie, Laure va devoir remettre les modalités de son existence en question pour pouvoir garder un semblant de dignité.



Ces trois femmes vont se retrouver à Hong Kong en même temps, pour des raisons diverses, mais vont subir le passage d’un typhon terrible, nommé Mangoustan et trouver, de ce fait, l’occasion de faire le point sur leurs ambitions passées et sur ce qu’elles peuvent encore attendre de leur futur car « Le temps qui passe rétrécit les rêves. »…



J’ai vraiment apprécié cette lecture, même si les personnages auraient pu être plus approfondis, mais rappelons-nous qu’il s’agit d’un premier roman ! L’écriture est plaisante, rythmée et les pointes d’humour permettent d’aborder les désarrois de ces trois personnages féminins sans lourdeurs.
Un auteur à suivre ; c’est sûr !

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