jeudi 5 décembre 2019

Ma belle-mère me déteste (mais je le lui rends bien), Laure Allard- D'Adesky


Ma belle-mère me déteste (mais je le lui rends bien), Laure Allard- D'Adesky

★★★★★


« L’homme parfait n'existe pas, ou alors il a quelque chose à cacher » … ou quelqu’un ! Et ici, vous l’aurez compris, c’est sa mère ! La narratrice de l’histoire, Anaëlle, nous raconte ses déboires avec sa terrible belle-mère, Diane. Les coups bas, les mots assassins, les intimidations, c’est une panoplie complète de la mégère que décrit l’auteure avec un humour imparable. Quelle cruauté ! Mais que c’est bon !


Au départ, Anaëlle voit pourtant la vie en rose quand son amitié pour Axel se transforme en amour réciproque. Très vite, c’est une histoire d’amour qui devient sérieuse et officielle. La première rencontre avec la belle-famille va déstabiliser un peu la jeune femme, mais elle préfère ne pas trop se tracasser pour profiter pleinement de son bonheur tout neuf. Et puis, Axel, en bon fils, dédramatise les situations gênantes : « Tu as dû mal interpréter : maman peut se montrer maladroite, voire revêche, et je suis le premier à en faire les frais, mais elle ne peut pas avoir dit ça, c'est trop mesquin. » Mais les paroles de la belle-mère se font de plus en plus blessantes, et lorsque les projets de mariage, de déménagement et d’enfants vont commencer à être évoqués, les coups de becs et d’ongles vont devenir omniprésents. Anaëlle va devoir agir de manière stratégique pour ne pas mettre sa vie de couple en péril.



Le titre donne une approche simpliste et légère du roman ; pourtant c’est un récit vraiment intelligent, en plus d’être très bien écrit. Il cerne un sujet existant depuis la nuit des temps : les difficiles relations avec les belles- familles. A quelques rares exceptions près, personne n’y échappe. Il est toujours difficile d’entretenir des relations cordiales avec des personnes nous reprochant de leur avoir « volé » leur enfant ou qui n’apprécient pas la façon dont nous avons été éduqué parce qu’ils pensent être des experts en la matière. Laure Allard D’Adesky donne ici de nombreux exemples illustrant ces mésententes autour du couple d’Anaëlle et Axel, mais aussi de ceux de Camille et Gabriel et de Noémie et Sarah. Une façon de montrer que quelque soit le couple, la famille de l’autre s’impose avec plus ou moins de facilité, d’ouverture d’esprit.

On s’y retrouve, on réfléchit, et bien sûr, on rit.

En tout cas, cela a été un très bon moment de lecture qui me pousse à aller voir ce que l’auteure a écrit par ailleurs.

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