samedi 19 octobre 2019

Soeur, Abel Quentin


Sœur, Abel Quentin

★★☆☆☆

Difficile d’écrire un avis sur ce roman… Il m’a tellement emballée au début, puis agacée, au point d’avoir vraiment du mal à le terminer ! Ah, je peux dire qu’il m’a fait réagir ! Mais au final, c’est un sentiment de déception qui m’aura gagnée une fois la dernière page tournée.



Au départ, nous avons un cas extrêmement intéressant car véritablement actuel :  une adolescente mal dans sa peau, prise au piège des réseaux sociaux dans ce qui s’apparente à un cas de harcèlement scolaire, va trouver dans le djihad l’occasion d’obtenir la reconnaissance nécessaire au rétablissement de son estime de soi.

Jenny, en effet, s’ennuie auprès de ses parents, promoteur de l’image de la famille parfaite, et souffre de ne pas avoir d’amis au collège. Le passage au lycée va, pense-t-elle, être l’occasion de se refaire une réputation de fille « swag ». Elle franchit le portail de l’établissement scolaire avec un nouveau look et une nouvelle détermination chevillée au corps. Elle va donc immédiatement s’acoquiner avec les garçons les plus en vue, dont Clément, le beau gosse que toutes les lycéennes convoitent. Mais, naïve qu’elle est, elle va se retrouver très vite prise dans un guet-apens organisé par ses nouveaux « amis » et retrouver sa place peu glorieuse de « fille dont tout le monde se moque », suite à la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux.

La seule à lui apporter du réconfort sera Dounia, nouvelle adepte du djihad…



En parallèle, on suit les remous politique de l’ascension électorale de Benevento, prêt à tout pour renverses l’actuel président du pays, Saint Maxens. Et franchement, je me serais bien passée de cette partie. Ces passages ont alourdi la trame du récit concernant l’intrigue centrée sur Jenny, de manière inutile, ou presque. Ces longues tirées satiriques sur le pouvoir en place en France avec des noms à peine modifiés ont vraiment gâché ma lecture.
C’est dommage.

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