samedi 2 mai 2020

La prophétie des sept, Christelle Da Cruz

La prophétie des sept, Christelle Da Cruz  (Editions Plumes du Web, avril 2020)

★★★★☆

Si vous avez besoin de vous changer les idées, de sortir du marasme ambiant, tournez- vous vers un bon roman de fantasy : dépaysement garanti ! Enfin, sur le fond, il y a une similitude avec ce que nous vivons actuellement avec le Covid 19 : dans ce récit, les Ténèbres engloutissent peu à peu l’Europe et mettent à mal l’humanité. Ce n'est pas un virus qui les attaque, mais des monstres venus de l’Obscurité : vampires, loups-garous, goules et autres gargouilles vivantes.

L’ Angleterre est quasiment recouverte par l’Obscurité, et si Hazel, jeune fille de bientôt vingt ans, parvient à y survivre, c’est grâce aux sortilèges de sa tante Mary, avec laquelle elle vit depuis l’assassinat atroce de sa mère. La disparition d’Arthur, le grand-père, qui vit dans une zone encore épargnée, en Dordogne, va intriguer les deux femmes. Elles vont donc rejoindre le vieux continent pour tenter de retrouver leur aïeul, qui était d’autant plus protégé par un vampire de confiance, puisque appartenant à l’Union, association d’êtres magiques et de créatures vivant en harmonie avec les êtres humains : « Un humain qui disparaît en même temps que son protecteur vampire... C'est très mauvais, ça veut peut-être dire que quelqu'un n'a pas respecté les accords inter- espèces. »

L’Union va d’ailleurs envoyer un protecteur qui veillera sur Hazel ; il s’agit de Stellan, vampire assagi par ses milliers d’années d’existence mais toujours aussi séduisant auprès de la gente féminine grâce à ses incroyables yeux vairons.
Arrivés dans le Sud- Ouest de la France, Mary, Hazel et Stellan vont aller de déconvenues en surprises. La plus grande sera la découverte qu’Hazel, fille d’une sorcière et d’un ange, est reliée à une étrange prophétie : « Enfant de sang mêlé, née au solstice d'hiver, avant l'Obscurité, la fille sans père saura mettre fin aux Ténèbres en usant de la Clé. » Il va donc falloir résoudre l’énigme tout en se préparant à mener un combat de taille puisque, en plus du grand-père d’Hazel, c’est toute l’humanité qui va se révéler être en danger.

Au final, c’est un roman classé « urban fantasy » qui reprend les codes des créatures fantastiques tout en ancrant son intrigue dans un univers existant (Sarlat, Stonehenge, le Millenium Bridge, etc). Le seul petit bémol a été à mes yeux le nombre important de personnages appartenant à des espèces différentes ; je n’en ai peut-être pas l’habitude et je me suis parfois perdue au niveau des identifications. Mais j’ai passé un très bon moment de lecture, sans ennui, avec des rebondissements et une fin que je n’attendais pas. A conseiller !

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