mercredi 18 août 2021

Dullahan, Marine Kelada (Auto- édition, 06/2021)


 

Dullahan, Marine Kelada (Auto- édition, 06/2021)

💓💓💓💓 

Le Dullahan est une créature mythologique irlandaise. Il s’agit d’un personnage sans tête, chevauchant un étalon noir avec qui il partage la faculté de voir. Ce cavalier est par ailleurs équipé d’une épée et d’un fouet constitué des os tirés de la colonne vertébrale d’un humain (Beurk !). Autant vous dire qu’il ne fait pas bon le croiser lors d’une randonnée nocturne en pleine campagne irlandaise… C’est pourtant ce qui va arriver à la jeune Mila, 17 ans, partie camper dans la forêt avec ses quatre amis…

 

« Rien ne sert de courir,
Tu vas mourir,
Car le Dullahan arrive !
 » Rien ne prédisposait notre petit groupe de jeunes à vivre une tragédie. Les vacances se terminent, ils font griller des chamallows au- dessus du feu tout en se racontant des histoires à faire peur et en chantant des comptines folkloriques. Et pourtant, Mila, en s’écartant du campement va être enlevée, sur le dos d’un ténébreux destrier, et emmenée dans un château bloqué dans le temps à l’année 1601.

 

« Seul un être humain, avec l'aide de notre magie, pourra accéder aux visions du passé et reconstituer le puzzle de la fin du Dullahan. Et même si nous savions ce qui est arrivé, la vérité doit lui venir d'un humain pour briser la malédiction. » La jeune fille va se retrouver emprisonnée dans le château, prise au piège par quelques anciens domestiques du seigneur O’Siorai, qui vont la forcer à vivre comme une milady du XVIIème siècle. Si elle accepte de se plier à leurs rites magiques, alors elle pourra retrouver sa liberté d’adolescente du XXIème siècle. Mais sera-t-elle capable de remonter aux origines de la légende afin de dénouer la malédiction macabre qui a engendré le Dullahan ?

 

Voilà un récit qui m’a emportée dès les premières pages. Les chapitres sont courts, les actions défilent, la plume est déliée et un certain suspens pousse à la lecture de la suite. J’ai vraiment bien aimé cette histoire du cavalier sans tête abordée sous un double angle temporel, et faire des bonds entre le XVIe et le XXIe afin de faire avancer la double intrigue. Car oui, il y en a deux : la recherche des origines de la malédiction, mais aussi une romance assez inattendue !

J’avoue avoir eu quelques interrogations sur certains agissements des personnages satellites, mais dans l’ensemble, j’ai passé un excellent moment de lecture. Auteure à suivre !

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