jeudi 5 mars 2020

La Chinoise du tableau, Florence Tholozan


La Chinoise du tableau, Florence Tholozan (M+Editions, 2019)

★★★★☆

Une jolie histoire pleine de tendresse mais aussi de fantaisie puisque l’histoire d’amour racontée s’entoure de réminiscences mystérieuses liées à un mystérieux tableau acheté par un couple dans un vide-greniers.

La narration en relais par les divers protagonistes de l’histoire et à des époques différentes donnent un dynamisme appréciable au récit, comme une espèce de suspense.
« Il s'agit d'une histoire d'âmes. Et, par la plus extraordinaire des coïncidences, les inclinations que l'on éprouve, amicales ou bien amoureuses, débutent toutes par la lettre A, tout comme âme ! » nous dit Mélisende qui a rencontré Guillaume depuis peu, avec qui tout est comme une évidence… Comme cette impression de « déjà vu, déjà vécu » que nous ressentons tous un jour ou l’autre. Mais aussi comme la pièce manquante du puzzle qui nous constitue : « J'ai pris conscience de ma fragilité. J'ai besoin de toi à mes côtés, dorénavant. Ton amour me nourrit, m'épaule, et donne une justification à ma vie. Tu me rends forte. »

Suite à l’achat de cet étrange tableau qui semble les représenter, Mélisende et Guillaume vont partir en Chine à la recherche de la Chinoise qui est représentée comme troisième personne du tableau. Les coïncidences vont se cumuler au fil de leurs déambulations dans la région du Guangxi. C'est un récit de voyage intéressant, mais j'avoue que certaines descriptions se sont révélées un peu longues pour moi.

Au final, c’est une jolie fable sur l’amour éternel, dont la morale pourrait être la suivante : « C'est à cela qu'on reconnaît l'amour, le vrai. A cette certitude que l'on sera là pour l'autre, quoi qu'il arrive, et qu'il sera également là pour soi. »

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