mardi 23 juin 2020

Arrêt d'urgence, Belinda Bauer


Arrêt d'urgence, Belinda Bauer (Belfond noir, 06/2020)

★★☆☆☆

« Préparer un cambriolage était une habitude - une sale petite habitude qui lui inspirait autant de honte que de fierté. » Boucles d’Or est un insaisissable cambrioleur qui a la particularité de dormir dans les lits et vider les frigos des maisons qu’il visite. Mais sous ce nom de personnage de conte se cache Jack, un adolescent de quinze ans. Ses vols n’ont qu’un objectif : lui permettre de vivre (survivre) avec ses deux petites sœurs sans se retrouver à l’Assistance publique.

En effet, trois ans plus tôt, leur mère avait disparue alors qu’elle était partie chercher du secours, en laissant les enfants dans leur voiture restée en panne sur la bande d’arrêt d’urgence de la rocade proche de leur domicile. Quelques jours plus tard, son corps avait été retrouvé dans les broussailles jouxtant une aire de repos. Le père de famille n’a pas supporté de perdre son épouse dans ces horribles conditions et un matin, il a disparu lui aussi, laissant les enfants se débrouiller seuls…

Mais voilà qu’un jour Jack s’introduit dans la maison d’une femme enceinte. A côté du lit, une carte portant le message « J’aurais pu vous tuer » et un couteau effilé. Pour le garçon, c’est une évidence : l’assassin de sa mère se trouve toujours dans les parages. Mais comment alerter la Police quand on est soi-même recherché ?

 

Belinda Bauer signe là un thriller intéressant ; le personnage de Jack est touchant et l’intrigue tient en haleine même si on se doute assez vite de l’identité du tueur. La deuxième moitié du roman est bien ficelée grâce à quelques rebondissements alors que la première partie était, à mon avis, un peu « plate », mais cela est probablement dû au temps nécessaire à la mise en place des tenants et aboutissants de la double enquête. Toutefois, j’ai tout de même regretté quelques incohérences et ce qui doit être des erreurs de traduction (« il se demanda pourquoi il s’était cramponné si longtemps à sa ficelle cruelle », par exemple ???).

 

Au final, une lecture en demi-teinte… 

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