mardi 3 novembre 2020

Là où les esprits ne dorment jamais, Jonathan Werber (Plon, 09/2020)



 Là où les esprits ne dorment jamais, Jonathan Werber (Plon, 09/2020)

💙💙💙

Croyez- vous au spiritisme ? Etes- vous de ceux qui demeurent persuadés que l’on peut communiquer avec l’Au- delà ? Si c’est le cas, ce roman est susceptible de vous intéresser, même si, bien évidemment nous sommes dans la fiction et que vous n’aurez aucune réponse à vos questions.

« Telle une bouteille à la mer, il était bousculé par le flot incessant des spectateurs quittant la salle et fuyant aussitôt l'averse, le crépuscule et l'Au- delà. » Jenny Marton, elle, est plutôt à contre- courant de ce que l’on attend des femmes en 1888. Vivant à New- York, cette prestidigitatrice de rue, âgée de 26 ans, est toujours célibataire et refuse de se marier, rêvant d’être une femme indépendante. Elle habite donc toujours chez sa mère et gagne quelques pièces en réalisant des tours de passe- passe le mercredi matin à l’occasion du marché. Quand la célèbre agence de détectives Pinkerton vient lui proposer de l’engager pour qu’elle s’infiltre dans l’univers des sœurs Fox, elle pense son avenir de femme libre assuré. Les trois médiums sont en effet à l’origine d’un mouvement spirite devenu très populaire en mettant en scène des spectacles dans lesquelles elles entrent en communication avec des personnes décédées.

« - Laissez- moi vous apprendre quelque chose que j'aurais aimé connaître avant de m'engager dans cette agence. Une leçon que j'aurais aimé lire dans le "Guide Pinkerton" mais que j'ai malheureusement dû apprendre à mes dépens : toute parole n'engage que la personne qui la croit. » Jenny va en effet aller de découvertes en déconvenues. Et elle constatera que ni le « Guide Pinkerton », ni le manuel qui ne quitte jamais son sac, « Les Chemins de l’Illusion », rédigé par son propre père, Gustave Marton, ne lui apporteront la clé lui permettant de découvrir la vérité.


Au final, un roman original, même si basé sur une histoire vraie, mais qui a vite trainé en longueur, notamment à cause des extraits des deux livres mentionnés plus haut. Ces passages, certes, apportent des informations intéressantes au début du récit, mais malheureusement, au fil des pages, ils ont tendance à alourdir l’histoire de manière inutile. C’est dommage. 

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