jeudi 10 décembre 2020

Immersion, Clarissa Rivière (Elixyria, 10/2020)



Immersion, Clarissa Rivière (Elixyria, 10/2020)

💛💛💛

 C’est la première fois que je me lance dans la lecture d’un roman érotique interdit aux moins de 18 ans, et il m’est difficile d’écrire un avis totalement objectif. J’avais essayé de lire « Cinquante nuances de Grey », il y a quelques années, histoire de ne pas paraître idiote auprès de toute une génération de femmes qui se sont pâmées en lisant l’œuvre de E.L. James. Mais j’avoue, je n’ai pas réussi à terminer le premier tome, agacée par la niaiserie de la jeune Anastasia qui, avec son physique de top model n’avait jamais vu le loup (mais bien sûr…) Ici, mes chères adeptes de Christian Grey, sachez que ses pratiques, qui vous ont donné des frissons, ne sont que des gamineries face à ce que nous expose Clarissa Rivière dans « Immersion » !

Alors, qui est en immersion ici ? Alice, le personnage principal, qui est une jeune journaliste dans un magazine féminin. Voilà que le rédacteur en chef la désigne pour enquêter sur le milieu du BDSM, nouvelle lubie des « bourgeoises » ! Les besoins du reportage vont amener Alice vers une boutique façon « sex shop », nommée Dèmonia, et gérée par Alex, un beau mâle musclé et tatoué. Cette société va se révéler être une véritable institution dans le milieu, puisqu’elle organise aussi des soirées où se pressent les adeptes de la soumission, de la fessée et du martinet. « Alice écourte les adieux, elle s'enfuit sans demander son reste, avant qu'il ne devine à quel point elle est secouée. Recouvrer la vue et sa liberté de mouvement lui rendent sa timidité et sa maladresse naturelle. Vite, retrouver la solitude de son appartement, son cher ordinateur, et repenser en toute sérénité à cette soirée. » Mais la jeune femme va se laisser prendre à un jeu dangereux en acceptant de devenir une « Domina » et d’accepter de prendre un soumis, Elric…

Au final, que dire ? J’ai aimé l’écriture élaborée de l’auteure, mais je n’ai pas aimé le survol de la psychologie des personnages. J’ai apprécié le cheminement « soft » du personnage d’Alice dans un milieu où, rien qu’à lire le glossaire, on devine de belles déviances psychologiques (enfin, là, ce n’est que mon avis), même si certaines scènes sont très « olé olé » ! Enfin, j’ai un avis mitigé sur la fin, qui n’en est, à mes yeux, pas vraiment une. Et pourtant, j’avoue que si j’ai ouvert grands les yeux en lisant certains passages (la nature humaine est décidément pleine de surprises…) ; et si je me suis ennuyée lors des moments d’introspection d’Alice, j’ai eu l’impression d’apprendre des choses sur des pratiques qu’avant je ne comprenais pas et là, j’ai tout lu jusqu’au bout !

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